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N O V A L I S Friedrich von Hardenberg (1772-1801) Le site francophone du poète romantique allemand Novalis |
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NOVALIS 2008
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Réception de Novalis en France
NOUVEAU CATALOGUE
Volume 1 – Teodor de Wyzewa, « Le poète Novalis », Revue des Deux
Mondes, Paris, 1e novembre 1900. « Dans son livre
De l’Allemagne, – qu’il
paraît avoir écrit surtout pour déprécier, aux yeux du lecteur français,
les poètes allemands ses confrères, – Henri Heine consacre à Novalis un
petit chapitre dont on a vanté souvent la piquante et gracieuse ironie.
Après avoir dit que « le véritable nom de ce poète était Hardenberg, »
et après avoir donné sur sa vie et son œuvre quelques renseignemens
[sic],
pour la plupart inexacts, il raconte qu’il a connu autrefois une jeune
Allemande qui admirait Novalis... » Volume 2 – Comte de Montalembert,
« Novalis », Mélanges d’art
et de littérature, Paris, 1831. « Il faudrait refaire l’histoire des théories
littéraires des dix dernières années pour comprendre le prestige exercé
sur quelques esprits de ce temps par le poète allemand connu sous le nom
de Novalis. »
Volume 4 – Eugène Lerminier, Extrait
d’Au-delà du Rhin, Bruxelles,
1835.
« A ceux qui
doutent
encore que la philosophie et la science des idées puissent élever dans
l’âme des émotions tragiques et décider de la vie, il faut montrer
Novalis. » « Novalis est
pour les Allemands un nom si pieusement, si tendrement aimé, la grave
Allemagne l’a traité avec une affection si paternelle, qu’on a recueilli
sur sa vie les moindres détails. »
« Fréderic de Hardenberg
est un des auteurs les plus originaux que l’Allemagne ait produits ; il
mourut cependant trop jeune pour que son génie poétique pût se
développer dans toute sa vigueur et dans toute son originalité. Les
ouvrages qu’il a laissés ne sont pour la plupart que des fragmens
[sic].
C’est peut-être ce qui explique pourquoi cet écrivain est si peu connu
en France, quoiqu’il réunisse au plus haut degré ce qui caractérise les
grands poètes de la Germanie moderne... »
Volume 7 – Saint René-Taillandier, « Novalis »,
Dictionnaire des Sciences
philosophiques, Hachette, 1849. « NOVALIS. L’histoire de la philosophie allemande
présente, à la fin du XVIIIe siècle, un écrivain enthousiaste, un
penseur subtil et charmant, qui occupe, au-dessous des métaphysiciens
illustres, une place à part... »
Volume 8 – Louis Lebrun, « Un Allemand d’il y a cent ans »,
La Nouvelle Revue,
novembre-décembre 1886. « Le romantique
d’outre-Rhin naquit comme verdit le sol sous une pluie printanière.
Pluie d’avril qui fait s’ouvrir les premiers bourgeons aux arbres,
éclore marguerites et violettes dans les prés. Ses œuvres sont comme des
lilas en fleur, elles vous montent doucement à la tête, en songes et en
rêveries. Un souffle d’enthousiasme, de jeunesse et de confiance anime
les écrits de ces jeunes dieux qui s’en vont,
étonnés, ravis de leur propre existence, suivant leurs visions et
respirant le parfum de leur propre cœur, dont ils font leurs délices. »
Volume 9 – [Xavier Marmier],
« Henri d’Ofterdingen », Nouvelle
Revue Germanique, 1832.
« Les parens [sic] couchés
dormaient encore, l’horloge sonnait l’heure avec un bruit uniforme, les
fenêtres cliquetaient et le vent sifflait au-dehors, la chambre
s’obscurcissait tout à tour et s’éclaircissait par les rayons de la
lune. »
Volume 10 – Xavier Marmier,
« Novalis (Fréderic de Hardenberg) »,
Nouvelle Revue Germanique,
1833.
« Ce n’est pas sans un sentiment de crainte et de vénération que
j’entreprends d'écrire cette biographie. Novalis est pour moi comme une
de ces saintes reliques placées au fond d’un sanctuaire. Si on
les regarde de loin, on ne les connaît pas ; si on y touche d’une main
trop hardie, on les profane. Car voyez cette âme vierge et profonde de
poète qui se referme avant que d’être assez mûre ; ces œuvres de génie
qui s’interrompent brusquement dans le moule où elles étaient jetées ;
cette vie qui tombe encore chargée de fleurs ; cette voix pleine de vie
et de religion qui ne rend plus qu’un son douloureux et devient muette :
tout cela ne mérite-t- il pas grand respect et grande pitié ?
Aucun poète n’a pénétré plus avant dans les mystères de la vie
intérieure que Novalis. »
Volume 11 – Saint René-Taillandier, « Novalis »,
Académie des Sciences et des
Lettres de Montpellier, Mémoires de la Section des Lettres, 1847.
« Ce poëte n’a pas manqué à la
gloire naissante du métaphysicien. Subtil et ferme tout ensemble,
mystique et audacieux, image assez fidèle, en un mot, de la doctrine du
maître, l’écrivain dont je parle ne peut être oublié désormais dans
l’histoire de la philosophie allemande.
Parmi les noms déjà célèbres qui sont comme le cortège de M. de
Schelling, le premier en date et l’un des plus brillants est le nom
charmant de Novalis. »
Volume 12 – Louis Angé, « Vers l’aurore d’une fraternité intellectuelle
des Nations, la « mission » du poète Novalis »,
La Nouvelle Revue, Paris,
1924. « Connaissez-vous plus étrange, plus attirante, plus
passionnante figure que celle du douloureux jeune homme qui, n’ayant pas
encore vingt-neuf ans, s’éteignait, un matin du printemps 1801, sous le
ciel brouillé de la Saxe, après avoir porté, sur la fragilité de son
front d’ivoire, toutes les souffrances et toutes les extases inhérentes
à l’enfantement d’un monde nouveau ? » Volume
13 – Paul Morisse, « Hymnes à la Nuit »,
La Nouvelle Revue, tome V,
1908. « Novalis (1772-1801), pseudonyme littéraire de
Friedrich von Hardenberg, est peut-être, à côté
de Tieck et de Schlegel, le représentant le plus parfait du
romantisme germanique. » Volume
14 – Henri Delacroix, « Novalis. La formation de l’idéalisme magique »,
Revue de Métaphysique et de
Morale, Paris, 1903. « Comme Tieck ou Frédéric Schlegel, Novalis appartient
surtout à l’histoire de la littérature ; c’est une âme essentiellement
poétique et son œuvre, interrompue si brusquement, le montre avant tout
poète. La première romantique a été une école littéraire ; mais elle a
aussi prétendu faire la poétique et même la métaphysique de son œuvre
artistique ; elle se rattache à Fichte autant qu’à Goethe ; elle rêve
d’une conciliation définitive entre l’art et la philosophie. » Volume
15
–
Oswald Hesnard, « Un romantique allemand. Novalis »,
Revue de l’Anjou, tome 49,
Angers, 1904.
« Rares sont les historiens de la littérature qui
conservent l’intégrité de leur sens critique devant l’univers changeant
et féérique qui se déploie dans l’œuvre du magicien Novalis. » Volume
16 – Henri Nicolas, « Novalis »,
La Gironde, Revue de Bordeaux,
1836. « A l’âge où les écrivains commencent d’ordinaire leur
carrière, Novalis finissait la sienne. Le torrent et le tourbillon de
ses pensées l’avaient brisé ; il disparut, jetant sur l’abîme du temps
quelques fragments et quelques pages. – Poète au cœur pur, que tes pages
nous sont précieuses ! que tes chants nous sont chers ! » Volume
17 – Victor de Mars, « Novalis »,
Revue de Paris, 1841. « On se tromperait si on ne voyait dans
Henri d’Ofterdingen que
l’essor d’une imagination élevée et féconde ; cette œuvre nous offre
encore l’expression la plus exquise et la plus chaste du culte de
l’Allemagne pour la nature. » Volume
18 – Baron Ferdinand Eckstein, « Œuvres de Novalis »,
Le Catholique, 1828. « Novalis n’avait pas vingt-neuf ans lorsqu’il expira.
Il eût réalisé de vastes espérances, s’il eût joui d’une plus longue
vie. » |